Nouvelles règles sur les emballages, plantes et levure de riz rouge bientôt interdites, doses maximales de vitamines en préparation, nouveaux avis de l'EFSA : la rentrée 2026 est chargée. Voici les cinq sujets à suivre et ce qu'ils changent pour votre marque.

Entre mi-août et fin septembre 2026, plusieurs textes européens sont entrés en application ou approchent de leur adoption. Certains touchent toutes les marques, comme les emballages. D'autres visent des ingrédients précis. Pour une marque de compléments alimentaires, l'enjeu est simple : anticiper pour ne pas avoir à retirer un produit ou réimprimer des étiquettes dans l'urgence.
Le règlement (UE) 2025/40 relatif aux emballages et aux déchets d'emballages (PPWR) est applicable depuis le 12 août 2026. Deux obligations concernent directement les compléments alimentaires. D'abord, les emballages au contact des denrées ne peuvent plus être mis sur le marché au-delà de seuils de PFAS : 25 ppb pour chaque PFAS mesuré par analyse ciblée, 250 ppb pour leur somme et 50 ppm pour les PFAS totaux. Ensuite, chaque emballage doit être couvert par une déclaration UE de conformité. Le guide publié par la Commission le 10 juin 2026 précise que la personne qui fait fabriquer un produit emballé sous son nom ou sa marque est considérée comme le fabricant de l'emballage. Le 9 septembre 2026, la fédération européenne EHPM a demandé une mise en œuvre pragmatique pour le secteur.
Impact pour votre marque. Si vous vendez sous votre propre marque, vous êtes responsable de la conformité de vos piluliers, sachets et sticks. Demandez à vos fournisseurs les informations sur les PFAS et les éléments nécessaires à la déclaration de conformité. Les emballages déjà mis sur le marché avant le 12 août 2026 peuvent rester en rayon. Les nouveaux lots doivent être conformes.
Le 15 juillet 2026, la Commission a transmis au Conseil un projet de règlement modifiant l'annexe III du règlement (CE) n° 1925/2006. Il fait passer les préparations de Rheum palmatum, Rheum officinale, Cassia senna, Rhamnus frangula et Rhamnus purshiana contenant des dérivés hydroxyanthracéniques (HAD) de la partie C (sous surveillance) à la partie A (substances interdites). Le texte a reçu l'avis favorable du comité permanent (SCoPAFF) et fait l'objet d'un examen par le Parlement européen et le Conseil jusqu'au 15 octobre 2026. Le projet prévoit que les produits légalement mis sur le marché avant son entrée en vigueur pourront y rester pendant 12 mois.
Impact pour votre marque. Les formules « transit » à base de séné, de rhubarbe ou d'écorce de bourdaine et de cascara sont directement concernées. C'est le moment de faire l'inventaire de vos références, de planifier la fin de commercialisation et de préparer une reformulation.
Le 13 mai 2026, les États membres ont voté en faveur du projet de règlement interdisant les monacolines de levure de riz rouge dans les denrées alimentaires. Le texte est ensuite soumis à un examen de trois mois par le Parlement européen et le Conseil. Selon la communication publiée le 27 mai 2026 par une entreprise du secteur, la publication au Journal officiel pourrait intervenir en octobre 2026, avec une entrée en vigueur 20 jours plus tard et une période d'écoulement des stocks jusqu'en octobre 2027.
Impact pour votre marque. Les compléments contenant des monacolines ont une date de fin annoncée. Évitez de lancer de nouvelles productions de longue durée, ajustez vos stocks et travaillez dès maintenant une formule de remplacement.

La Commission européenne a confirmé son calendrier pour fixer des quantités maximales harmonisées de vitamines et minéraux dans les compléments alimentaires et les aliments enrichis : un projet révisé soumis à consultation publique au troisième trimestre 2026 et une adoption de l'acte final prévue au premier trimestre 2028. En attendant, chaque État membre applique ses propres règles. Le Luxembourg vient ainsi de revoir ses limites nationales, rapportées le 10 septembre 2026 : 50 µg par jour pour la vitamine D et 1 000 mg pour la vitamine C.
Impact pour votre marque. Les formules fortement dosées pourraient devoir être ajustées d'ici 2028. Concevez dès aujourd'hui vos nouvelles références avec des dosages raisonnables, compatibles avec les limites françaises et avec les pays où vous souhaitez vendre.
Plusieurs ingrédients ont franchi l'étape de l'évaluation scientifique. Le 21 septembre 2026 a été relayé le premier avis favorable de l'EFSA sur un CBD purifié (pureté d'au moins 98 %), avec un apport jugé sûr de 2 mg par jour pour un adulte de 70 kg. Le 11 septembre 2026, l'EFSA a rendu un avis positif sur le S-acétyl glutathion, jusqu'à 300 mg par jour chez l'adulte. Début septembre, une bactérie commensale, Anaerobutyricum soehngenii CH106, a également obtenu un avis favorable. Pour chacun, l'autorisation de la Commission et l'inscription sur la liste de l'Union restent nécessaires avant toute commercialisation.
Impact pour votre marque. Un avis de l'EFSA n'est pas une autorisation. Ces ingrédients ne peuvent pas encore être vendus comme novel foods. En revanche, vous pouvez préparer vos projets pour être prêts dès la publication des règlements d'autorisation, en respectant les conditions d'emploi qui y seront fixées.
Chez Irati Production, la conformité fait partie du service. Notre équipe réglementaire suit les évolutions européennes et françaises et les applique à vos produits.
Oui. Les piluliers, sachets et sticks sont des emballages. Depuis le 12 août 2026, ceux au contact des denrées doivent respecter les limites de PFAS, et chaque emballage doit être couvert par une déclaration UE de conformité.
Pas encore. Le projet de règlement est en cours d'examen jusqu'au 15 octobre 2026. Il devra ensuite être adopté et publié. Le texte prévoit 12 mois pour écouler les produits légalement mis sur le marché avant son entrée en vigueur.
Les États membres ont voté l'interdiction des monacolines le 13 mai 2026. La publication est attendue en octobre 2026, avec une période d'écoulement des stocks annoncée jusqu'en octobre 2027.
Non, pas tant que la Commission n'a pas publié le règlement d'autorisation qui l'inscrit sur la liste de l'Union des nouveaux aliments, avec ses conditions d'emploi.
Oui. Notre service réglementaire vérifie formules, étiquetage et allégations pour les produits que nous fabriquons. Contactez-nous pour en parler.
Article informatif, ne constitue pas un conseil juridique. Sources : Règlement (UE) 2025/40 (PPWR) ; Communication de la Commission C/2026/3084, document d'orientation sur le règlement (UE) 2025/40, publiée le 10 juin 2026 (eur-lex.europa.eu) ; Conseil de l'Union européenne, document 11964/26 du 15 juillet 2026 (data.consilium.europa.eu) ; Règlement (CE) n° 1925/2006 ; Complife Group, 7 septembre 2026 ; IGI Food Law, 1er juin 2026 ; NutraIngredients, 9, 10, 11 et 21 septembre 2026 ; communiqué Valbiotis du 27 mai 2026 ; LNE, seuils PFAS du PPWR.
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